La chaise et le ciel
Dans cette série, je photographie des espaces ordinaires : une chaise, des fleurs, un lit, un morceau de ciel. Des présences simples, presque silencieuses, que je regarde dans un temps ralenti.
Je m’intéresse à ces moments où il ne se passe presque rien, mais où quelque chose demeure : une trace, une lumière, une absence, un passage. Les fleurs occupent la chaise comme une présence provisoire. Puis elles disparaissent, laissant l’objet seul, chargé de mémoire, et peut-être un peu étonné d’avoir été choisi comme sujet principal.
Les accidents de pellicule, les voiles rouges et les débordements de lumière déplacent le réel vers un territoire plus sensible. L’image devient alors un espace fragile, entre intérieur et extérieur, quotidien et échappée.
La chaise et le ciel parle de lenteur, de disparition douce, de lumière, et de cette attention particulière que l’on porte aux choses quand le temps semble suspendu. Même une chaise, parfois, semble avoir sa vie intérieure.